Artichaut la suite

Coucou!

Je me suis dit que j’allais vous partager un peu la suite d’Artichaut, depuis le temps que je dois le faire!

Alors voilà les cinq paragraphes suivants, toujours dans le premier chapitre.

Pour relire le début du chapitre 1 : https://loreleimartin.com/2018/01/27/artichaut-mon-nouveau-projet-decriture/


 

Mais lui, ce n’est pas la même chose. Parce qu’elle ne sait même pas s’il existe vraiment. Elle rêve de lui presque toutes les nuits, elle a le cœur qui bat la chamade le matin quand elle y repense, et puis toute la journée. Elle ignore d’où il est sorti, tout fait, tout prêt à lui faire perdre la tête. D’où viennent ses traits, la couleur de ses yeux. Il n’est même pas spécialement beau. Enfin pas le genre à faire tomber toutes les filles qui le rencontrent en pamoison. Elle ne se serait probablement même pas retournée elle-même dans la rue pour dire la vérité. Et pourtant, il la rend folle. Folle et heureuse, dans un sens. C’est sa bouffée d’oxygène. Cet inconnu inventé par son esprit seul et perturbé. Il est venu de nulle part et elle s’accroche à ce fantôme comme s’il était la seule bouée qui la sauverait du naufrage de sa vie. C’était bien triste. Et si elle en parlait à la moindre personne, on se poserait des questions sur son état psychiatrique. La pauvre fille, elle en est rendue à s’imaginer un petit copain, ça ne doit pas être facile pour en arriver là. Alors elle garde tout au fond d’elle, là derrière ses paupières, pour quand arrivent ces moments-là où elle peut le faire revenir. Rien que pour elle. C’est l’avantage. Un amoureux imaginaire, ça ne se fait pas draguer en cachette par les copines.

Ça lui était déjà arrivé une fois. Heureusement qu’elle comptait le quitter comme tous les autres. Mais celui-là, elle y avait presque cru. Il avait presque réussi à lui faire croire qu’on pouvait aimer sans souffrir. Il s’appelait Lucas. Elle était en cours avec lui, et puis un jour elle avait croisé son regard. Leur histoire avait duré presque cinq mois. Son record. Ce n’était pas la folle passion, de celles qui allument des feux brûlants dans le bas du ventre. Mais il était gentil, ils s’entendaient bien et il lui apportait l’épaule dont elle avait si souvent manqué. Elle avait bien remarqué parfois ses yeux brillants quand une fille plus jolie qu’elle passait devant lui. Elle ne lui disait jamais rien, les crises de jalousie, ça la fatiguait. Et puis ça ne sert à rien. C’est dans la nature des mecs de toute façon d’aller voir ailleurs. Il faut l’accepter ou se résigner à rester seul toute la vie. Une fois qu’on en était conscients, on faisait avec. Ou pas. Elle se mettait de jolies œillères pour ne pas affronter la réalité. Un soir, alors qu’ils étaient sortis avec leur bande d’amis communs, elle l’avait surpris dehors, collé à la fois au mur du bar et à l’une de ses amies les plus proches, Nina, une jolie brune un peu écervelée et pas vraiment farouche. Le soir même, il venait chercher sur sa demande les quelques affaires qu’il avait laissé dans son studio pour les soirs où il resterait. Cette humiliation, et surtout cette déception, avait été la goutte d’eau dans l’océan de ses certitudes. L’amour, ce n’était pas fait pour elle, voilà tout. Elle finirait vieille fille avec un chat collant. Elle avait vu juste car huit ans plus tard, elle avait un chat. Qui n’était pas encore collant mais qui finirait bien par le devenir en prenant de l’âge.

Rose avait fait des études de biologie. C’était sa grande passion depuis son enfance. Elle en avait passé des heures à observer les insectes, à lire des manuels sur le corps humain et ses mystères. Elle avait de grandes ambitions, elle voulait devenir quelqu’un. Faire de la recherche médicale, être utile à la société. Aider comme elle le pouvait. Ses professeurs louaient son implication et ses capacités très prometteuses. Pendant toutes ces années, elle s’était sentie bien, dans son élément, enfin. Enfin elle savait où elle avait envie d’aller. Elle s’était donnée à fond pour y arriver, jusqu’à ce qu’une méchante boule se retrouve un jour de mars dans le sein de sa maman. Ce sein qui l’avait nourri pendant presque une année complète et qui ne représentait plus que le mal désormais. Rose s’était sentie complétement perdue, et avait commencé à sécher les cours pour rester avec elle. Elle ne supportait plus de la laisser seule. L’accompagnait à chaque visite chez le médecin, à chaque examen. Son père n’était plus là, elle n’avait pas d’autres enfants pour l’aider. C’était comme ça qu’elle avait laissé tomber ses études, à quelques mois de l’examen qui lui donnerait ce diplôme pour lequel elle avait tant travaillé.  Elle se disait qu’elle reprendrait plus tard, quand sa mère irait mieux. Heureusement, la guérison fut rapide, mais elle restait fragile, et Rose n’avait jamais eu le courage de s’y remettre. Alors elle commença à travailler. Prit le premier boulot qu’elle trouva. Et plongea dans une spirale dont elle n’était jamais sortie.

Aujourd’hui, elle ouvrait la boutique avec son collègue et ami Richard. Un peu plus jeune qu’elle et profondément gentil, il n’était pas là non plus par passion absolue du métier de vendeur. Ce métier n’était à priori une vocation que pour très peu de personnes. On tombait souvent là à défaut d’autre chose, et on s’en accommodait comme on pouvait. Ou pas. Richard n’avait jamais trouvé sa voix, n’avait jamais eu d’étincelle ni d’envie pour un avenir particulier. Il vivait seul lui aussi. Avait des aventures à droite, à gauche, sans désir de fonder quoique ce soit de solide. Parfois il lui racontait ses aventures sentimentales entre deux clientes, et ça la faisait sourire. Un de plus qui n’était pas capable de rester fidèle. Mais au moins celui-là, il était drôle. C’était déjà ça.

Elle entend la demie sonner à l’église, tout proche de son appartement. Et elle ne s’est toujours pas rendormie. Est-ce que ça vaut vraiment le coup maintenant de le faire ? Elle hésite à se lever, se dit qu’elle aura le temps pour une douche plus longue ou un deuxième café. Que pour une fois, elle aura de l’avance et ne partira pas en catastrophe de chez elle. Allez, juste cinq minutes encore. Le temps de l’imaginer une dernière fois dans ses bras. Le temps de sentir les frissons de plaisir lui remonter la colonne vertébrale. Le temps d’oublier qu’elle ne l’embrassera pas ce matin au petit déjeuner, pas plus que ce soir quand il rentrera du travail. Il n’existe pas ce type, ma petite cruche, il n’existe pas. Juste dans ta tête et on ne sait par quel miracle il est arrivé là. Et voilà, elle vient d’anéantir en une seule pensée négative, tous ses efforts pour sortir du lit du bon pied.

Elle finit par se lever. Il paraît que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Il paraît. Et puis elle entend Lenny qui miaule pour qu’elle lui donne ses croquettes. Quelle plaie ce chat. Non seulement il la prive de sommeil, mais en plus il la provoque. Elle lui lance un regard qu’elle veut être incendiaire. Même si elle sait très bien que ça ne sert à rien, qu’il s’en fiche totalement, et que le lendemain, ça recommencera de la même façon. Elle le voit se lécher les babines lorsqu’elle dégaine le paquet de croquettes parfum saumon, ses préférés. Comme à chaque fois, un haut-le-cœur la submerge en ouvrant la boîte, tant l’odeur lui est pénible à supporter. Elle s’est toujours demandée comment ils pouvaient manger ça avec plaisir et appétit. Mais bon tant qu’il la laisse tranquille, elle n’en demande pas plus. Elle, elle a besoin d’un café. Ca ne fait pas longtemps qu’elle en boit, qu’elle aime ça, mais elle s’est bien rattrapée depuis. Elle ne peut pas commencer une journée sans un ou parfois même deux tasses. Elle le savoure avec délice le temps que tous ses neurones se connectent pour la journée. C’est le seul moyen de remettre ses idées en phase au réveil. Même s’il lui faut en plus beaucoup de temps pour dissiper le brouillard devant ses yeux.


 

J’attends vos retours et commentaires avec impatience!

Prenez soin de vous!

Des bisous ♥

 

Artichaut (mon nouveau projet d’écriture)

Hello!

Comment va depuis le temps?

Oui, oui…. Je sais, ça fait une éternité que je vous ai lâchement abandonnés ici… Bon, ceux qui me suivent sur Facebook ont eu des nouvelles entre temps quand même.

Bref, j’arrête de me justifier.

Si je reviens aujourd’hui c’est pour vous parler de mon nouveau projet, mon nouveau roman. Je vois déjà ceux qui attendaient la suite de #Backstage trépigner, mais ne vous en faites pas, je n’ai pas laissé tomber… J’ai juste fait une pause car je sens que je bute, et quand je bute, ben ça m’énerve. Alors pour ne pas perdre la motivation, j’ai décidé de partir sur autre chose. Non, pas non plus la saga familiale dont je vous avais déjà parlée. Je suis partie sur totalement autre chose, une idée qui m’est venue un soir où je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Quelque chose de plus court, plus rapide à lire. Juste quelque chose pour réenclencher le truc.

Alors voilà, ça s’appellera « Artichaut ».  Bizarre hein? Mais ça n’a rien à voir avec un livre de cuisine. C’est l’histoire d’une jeune fille, Rose, et d’une de ses journées. Un chapitre par heure, douze heures. Et au bout de cette journée, quelque chose qui va bouleverser sa vie un peu banale. Voilà, tout simplement. Disséquer les émotions, la vie de personnages ordinaires, c’est ce qui m’intéresse le plus. Et d’après vos avis sur #Backstage, je crois que je m’en sors pas trop mal 😉

large

Alors voilà, le but est de le publier un jour aussi, dans pas trop longtemps. Il ne fera pas plus de 200 pages celui-ci, probablement une centaine au maximum. Mais je ne manquerai pas de le partager avec vous quand même.

Et comme j’ai déjà envie de le partager, je vous livre déjà le début du premier chapitre! J’ai hâte d’avoir vos retours là-dessus!

Je vous embrasse!


Un fracas assourdissant. Avec un soupir de lassitude, Rose balance, comme tous les matins ou presque, son coussin à l’aveugle dans la chambre. Parfois elle entend un miaulement agacé et elle se dit qu’elle a visé juste. Ce matin, il n’y a rien. Aucun signe de vie de Lenny, son chaton. Celui qui la réveille tous les matins à six heures précises. Comme s’il était réglé comme une horloge maléfique. Depuis quand les chats de quatre mois savent-ils lire l’heure ? Quelle idée a–t-elle eu d’accepter un bébé du chat de sa meilleure copine. Elle a su l’amadouer, comme d’habitude. Lui a vanté la mignonnerie du petit animal qui se collerait à elle sous le plaid. A défaut d’avoir un petit ami. Ça fait donc un mois que Lenny avait investi son appartement. Un mois qu’elle esquive ses coups de griffe quand il veut jouer, qu’elle retrouve ses tasses préférées en mille morceaux sur le carrelage, parce que les pauvres se trouvent malheureusement sur le trajet de sa course poursuite avec une mouche. Un mois qu’elle est réveillée tous les matins de manière désagréable. On lui dit « ça va passer ! Un peu de patience, c’est un bébé ». Alors elle acquiesce, en se forçant à sourire, comme toujours.  Ce matin donc, elle ne sait pas où il s’est planqué après sa bêtise. Elle verra ça plus tard. Le réveil, le vrai, est programmé pour sept heures. Même si elle doute beaucoup sur un rendormissement éventuel, elle n’a pas le courage de sortir du lit pour l’instant. C’est sûrement psychologique. Se lever avant le soleil, ce n’est vraiment pas son truc. Traîner au lit jusqu’à ce qu’elle soit obligée d’en sortir, c’est pour elle le meilleur moyen de commencer une bonne journée.

Et puis comme ça, elle peut prendre le temps de penser à lui.  Sous sa couette, bien blottie dans la montagne de coussins qui garnit le matelas, elle ferme les yeux très fort. Alors, tranquillement, elle choisit un scénario dans la liste de ceux qu’elle s’écrit tous les jours. Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour le voir apparaître sous ses paupières. Avec en même temps des papillons plein le ventre et un sourire niais sur le visage. Parfois, c’est intense et brûlant. Parfois, c’est plus tendre. Mais tant qu’il est là, quelque part avec elle, ça lui suffit. Il y a des scènes qu’on pourrait facilement interdire aux moins de 18 ans dans les histoires qu’elle imagine. Rose essaie de se concentrer sur le moment, sur ce qui se déroule dans son esprit et qui finit toujours bien. Loin de sa petite vie banale où rien ne se passe. Et lorsqu’elle n’a plus d’autre choix que de repousser les draps d’un coup de pied fatigué, parce qu’il est l’heure de se bouger, elle se lève en soupirant car elle n’a jamais eu le temps d’arriver au bout de ce qu’elle espérait voir dans ses rêves. Elle se dit qu’elle continuera le lendemain là où elle a dû s’arrêter. Ou alors au travail, si elle a le temps de faire une pause. Depuis qu’elle a arrêté de fumer, elle n’a plus le droit de prendre un quart d’heure pour s’intoxiquer un peu. Elle voit ses collègues rire dehors depuis la caisse où elle voit défiler ses clients. Elle a déjà failli reprendre dix fois tellement elle trouvait ça injuste. Et puis elle se rappelle que sa maman était si heureuse qu’elle se débarrasse de cette addiction. Elle ne veut pas la décevoir, en aucun cas. Elle a déjà tellement l’impression d’avoir raté sa vie. Au moins elle peut se dire qu’elle a réussi là où tant d’autres échouent. Et que c’est déjà pas mal.

Elle s’appelle Rose. Mais en vrai, c’est Rosalie. Plus personne ne l’appelle comme ça depuis que son père est parti l’année de ses quatorze ans. Il n’y a que pour l’administration qu’elle est Rosalie Lebreton. Et ça lui picote dans le dos quand elle entend ça. Mademoiselle Lebreton, âgée de vingt-huit ans et quatre mois. Vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter pour adolescentes. Fille unique et un peu dépitée de l’être. Mais ses parents n’ont jamais voulu renouveler l’expérience de la parentalité après sa naissance. Elle a toujours pris ça comme une attaque personnelle, comme si elle les avait dégoûtés de tout ça. Ça a été difficile à vivre pendant son enfance. Vers ses dix ans, leur relation de couple s’était complétement dégradée. Certains soirs, son père ne rentrait même pas dormir à la maison. Elle était encore bien trop jeune et innocente pour avoir une petite idée de où il pouvait se trouver. C’est bien plus tard, quand il avait fait ses valises pour la retrouver, qu’elle avait compris qu’il en aimait une autre. Ce jour-là, il était parti sans se retourner, comme un voleur, sans même un dernier regard pour elle, sa propre fille. Alors elle l’avait rayé de sa vie, comme lui. Elle faisait la fière devant les gens, mais pour elle il était mort. Et la cicatrice qu’il a laissée au fond d’elle ne s’ est jamais refermée complétement. Quand elle entend dire « Ah les papas avec leur petite fille, c’est quelque chose », elle serre les poings, ne répond rien et refoule les larmes qui menacent de sortir de ses yeux. Sa mère n’en parle jamais non plus, c’est comme s’il n’avait jamais existé. Et c’est certainement mieux comme ça. Elles ont fait front ensemble, ensemble contre le monde entier, comme dans la chanson. Depuis elle se méfie des hommes. Forcément. Les quelques petites histoires qu’elle a connues, n’ont pas été très concluantes. Par sa faute à chaque fois. Lorsqu’elle sentait qu’elle commençait à s’attacher un peu trop, elle s’en allait. Avant d’être quittée, car ça arriverait un jour, c’était obligé. Et elle souffrirait beaucoup trop. Donc non.

Vidéo : Comment j’ai écrit #Backstage? Mes étapes de travail!

Hello!!!

ça faisait longtemps que je n’étais pas passée hein? J’espère que vous allez bien! La seule excuse de cette absence ce sont les vacances scolaires, pas très logique je sais mais avec 4 enfants à la maison, je suis sûre que vous trouverez ça un peu plus cohérent 😉

Bref, je reviens ce soir avec une nouvelle vidéo, celle qui vous présente les étapes que j’ai suivies pour essayer de canaliser mes idées et organiser tout ça dans l’écriture du premier tome. J’ai bien sûr repris les mêmes techniques pour le second tome puisqu’elles m’ont vraiment beaucoup aidée!

Je vous laisse avec la vidéo, et comme d’hab, si vous avez des questions, ne vous privez pas de me les poser 😉

Bonne soirée et bon week end!

 

Vidéo : Ask « Pourquoi »

Coucou!

La voilà enfin, ma vidéo #Ask avec vos questions commençant par « Pourquoi »!

Je vous laisse la découvrir 😉

Si vous avez d’autres questions, je vous retrouve dans les commentaires ici ou sur Youtube, comme d’hab quoi 😉

Belle soirée à vous tous!

10 choses sur moi

1. J’ai eu beaucoup de mal à obtenir mon permis de conduire. Après 8 passages, un pause de 10 ans entre la 5ème et la 6ème fois, un repassage de code, plusieurs mois de conduite accompagnée entre la 7ème et la 8ème, je l’ai finalement eu. Ça fait 6 ans, et je conduis sans problème. Mais je ne suis toujours pas rassurée dans certaines situations. Par exemple depuis 6 ans, je n’ai jamais repris l’autoroute. Et si je dois conduire en centre ville ou dans des endroits que je ne connais pas, je stresse vraiment.

2.Je suis née en France mais d’origine italienne du côté paternel. Mon pépé vient d’un petit village près de Vérone, la ville de Roméo et Juliette. Il est arrivé en France pour travailler dans les mines de charbon et il a rencontré ma mémé. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire un petit clin d’œil dans le roman d’ailleurs.

3.J’ai un esprit très créatif, mais je n’arrive pas à avoir deux moyens d’expression de cette créativité à la fois. Pendant longtemps ça a été le scrapbooking qui me vidait la tête et me soulageait des tensions, puis ça a été la cuisine, la photo, puis de nouveau le scrap. Depuis que je suis retournée à l’écriture de façon intensive, j’ai laissé tout le reste.

4.Ma fille de 6 ans et demi a été « diagnostiquée » enfant à haut potentiel avec un Q.I de 154. Et c’est loin d’être facile au quotidien. Hypersensibilité, rejet de toute forme d’échec, soif insatiable d’apprendre et de comprendre. Que ce soit pour elle ou pour nous, c’est compliqué à gérer. Heureusement, elle est très bien accompagnée à l’école et tout se passe au mieux avec la maîtresse, le personnel et ses copains. C’est déjà ça. Mais les week end et les vacances scolaires sont longs, très longs ! J’ai aussi voulu en parler dans le roman, comme pour me libérer un peu de ça.

5.A plusieurs moments de ma vie, quand je n’avais pas le choix de prendre le premier boulot venu, j’ai été télévendeuse pour différentes sociétés. Et franchement, j’ai détesté ça. Surtout le dernier contrat pour une société de téléphonie mobile (coucou Marilou). Vraiment ce n’était pas mon truc. D’ailleurs j’étais en arrêt maladie au moins une fois par mois, j’avais les tympans défoncés à cause du casque toute la journée, et les cordes vocales tellement usées de parler toute la journée en boucle. J’ai tout arrêté car je tombais en dépression d’aller travailler.

6.J’ai été étudiante en cinéma (coucou Raphaël) jusqu’à la maîtrise que j’ai obtenue avec mention et mon mémoire était un travail sur les personnages de Disney. Eh oui, autant joindre l’utile à l’agréable ! Je me souviens de mes camarades de classe qui se moquaient de moi quand je leur donnais le thème de mes recherches, ça leur paraissait tellement enfantin par rapport aux sujets sérieux qu’ils avaient choisis. Résultat des courses, j’ai eu 16 et les félicitations de ma directrice de stage quant à mon implication et la passion qu’on sentait dans la soutenance, pendant qu’ils récoltaient des 11 ou des 12 tellement ils avaient survolé leur sujet et s’étaient ennuyé à le travailler !

7.J’ai quitté ma région natale il y a 13 ans pour retrouver un garçon qui ne m’aimait même pas autrement que comme une amie. Sans y réfléchir vraiment, aveuglée par la passion à sens unique qui me dévorait et au manque que j’avais de lui, j’ai pris « mes cliques et mes claques » et j’ai tout quitté. Ça a été difficile les premiers temps, car j’étais vraiment seule. Mais je n’ai jamais regretté. J’ai rencontré des gens, et si j’ai finalement dû couper les ponts avec ce fameux garçon depuis longtemps, je me dis que c’est un peu grâce à lui quand même que j’ai changé de vie, et que j’ai rencontré mon mari ici. Il n’y a jamais de hasard dans la vie.

8.Je déteste l’injustice, les gens qui se mettent en avant, l’hypocrisie, les manipulateurs. Je pense savoir cerner les gens pas trop mal, et si je ne sens pas une personne, ça ne peut pas bien se passer. Et j’ai souvent envie de crier au monde entier qu’elle n’est pas comme ils le pensent derrière ses beaux sourires et sa fausse gentillesse. Je suis très rancunière, et si on me fait du mal, ou à un de mes amis proches, je ne pardonne pas et je garde une rage dans le cœur.

9.Je ne peux pas vivre sans musique. Pour me calmer, pour chanter, pour danser, même pour écrire, il me faut de la musique. Bizarrement, ça ne me déconcentre pas, au contraire. C’est comme si ça recentrait mes idées et mes sensations, puisque j’écris sur ces deux choses là. Quand j’ai eu une journée stressante, je me pose, me met le casque sur les oreilles et c’est parti. Et en général, ça passe très vite.

10.En écrivant ce roman, j’avais plusieurs buts. L’un d’entre eux était de l’offrir à celui qui m’a donnée le déclic de réaliser enfin ce rêve. C’est en l’écoutant que j’écrivais, c’est à lui que je pensais en parlant de Benjamin. Il m’a inspirée tout le long, et quand je flanchais, je me disais « Pense au moment où tu vas pouvoir le remercier de tout ça en le lui offrant ». Je ne faisais pas la fière ce jour-là sur ce bout de trottoir. L’émotion me prenait la gorge alors que je tentais de lui expliquer, et son sourire m’a achevée. Mais je lui ai donné, ça y’est, il l’a en sa possession. Il m’a promis qu’il le lirait, je le crois. J’espère qu’on en parlera un peu lui et moi quand ça sera fait….

A la découverte de la ville de #Backstage

Coucou!

Bon je ne savais pas trop comment intituler cette vidéo, mais aujourd’hui je vous emmène avec moi dans les rues de la ville où se passe l’intrigue du roman.

C’est une ville très importante pour moi, il me semblait normal d’y faire évoluer mes personnages. Et puis comme ça je pouvais mieux la décrire puisque je la connais si bien!

Bon visionnage!

Tag : Mes habitudes d’écriture

Bonjour!

Je reviens pour un Tag trouvé sur le blog de Dounia Joy concernant ses habitudes d’écriture. Alors même si ça concerne plutôt son blog dans son article, j’ai un peu détourné le truc en parlant de l’écriture de mes romans 😉

Bonne lecture!


1.Réfléchis-tu avant d’écrire ou y vas-tu à l’instinct ?

Je réfléchis à propos de l’idée de base du chapitre, là où je veux amener le personnage en fait. J’écris un petit résumé de trois ou quatre lignes pour chacun, sur là où il en est à ce moment-là et ce qu’il va lui arriver. Mais quand je commence à écrire le texte en lui-même, je me laisse porter pour tout ce qui est émotions, là c’est carrément à l’instinct.

2. Quel est pour toi l’endroit le plus propice à l’écriture ?

En général c’est mon bureau, et sur un mini portable que je peux transporter partout. Avant c’était sur mon ordinateur principal, mais ça m’empêchait de faire des recherches en même temps sur le net, ou alors je devais tout le temps m’interrompre. Avant, je pensais qu’il fallait que je sois dans le calme, sans aucune distraction possible, mais finalement, même si c’est un peu plus long, je préfère garder un œil en même temps sur les réseaux sociaux, discuter avec les copines.

3.Préfères-tu écrire à la main ou au clavier ? Si à la main, crayon ou stylo ? Si au clavier, partages-tu tes écrits sur internet ou préfères-tu les garder privés ?

Au clavier mais si j’en ai pas sous la main et qu’une idée me vient, j’ai toujours un petit carnet dans mon sac. Par contre, j’y écris juste quelques mots pour me souvenir de l’idée et la reprendre quand je suis devant l’ordi. J’ai envoyé les premiers chapitres à quelques lectrices-test qui étaient intéressées, et j’avais mis en ligne aussi sur Wattpad au début mais je me suis rendue compte que ce n’était pas vraiment lu.

4.En parles-tu avec tes proches ?

Oui, mais j’en avais pas parlé à tout le monde donc ils ont été un peu surpris quand j’ai annoncé que le roman était sorti 😉 Et puis maintenant avec Internet, les nouvelles vont vite ! Je n’ai eu que de bons retours pour le moment, ils sont heureux pour moi.

5.Écris-tu dans l’ordre ou le désordre ?

Dans l’ordre ! Sinon je ne m’y retrouverais pas dans la chronologie de l’histoire. C’est déjà assez compliqué comme ça parfois.

6.Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Des gens que je connais, des sujets d’actualité qui me touchent, des sentiments que j’éprouve, des émotions que j’ai vécues. Il y a beaucoup de moi dans ce que j’écris, c’est ce que les gens qui me connaissent me disent en me lisant.

7.Sur quel(s) thème(s) prends-tu le plus de plaisir à écrire ?

L’amour, l’amitié, les belles choses quoi 😉

8.Dans le bruit ou le silence ?

Comme répondu plus haut, le bruit ne me dérange pas, dans la limite du raisonnable.

9.Et à quel moment de la journée ?

Quand je suis seule c’est mieux, sans enfants dans les pattes je veux dire. Donc le soir quand ils sont au lit, si je ne suis pas trop fatiguée et que j’arrive encore à aligner deux idées cohérentes. Sinon, quand ma fille est à l’école et mon fils à la sieste l’après-midi, ça peut le faire aussi !

10.Te relis-tu ?

Oui, à chaque fois que je reprends l’écriture je relis ce que j’ai écris avant, pour me le remettre en tête. Et puis je relis à la fin de chaque partie, et de chaque chapitre. Mais je ne relis pour corriger les fautes qu’à la fin des chapitres, pour rester sur le contenu et ne pas me faire distraire par l’orthographe ou la grammaire.

11.A quel moment éprouves-tu le plus de difficulté ? Début, milieu ou fin ?

Je mets souvent un peu de temps à démarrer la machine, je cherche la première phrase pendant un moment. Et puis tout part de là et vient assez vite ensuite. C’est toujours le début qui enclenche la suite.


A bientôt!

Avant #Backstage, j’ai écris…

Bonjour tout le monde

J’espère que vous allez bien!

Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous ce qu’il y avait eu avant #Backstage….

J’écris depuis toujours, et des débuts de roman j’en ai fait plein…. Mais je les ai perdus ensuite, et puis ils n’étaient vraiment pas assez avancés pour que ça ressemble à un vrai projet.

Et puis, il y a eu « Sans toi », en tous cas c’était son titre provisoire. Celui-là j’avais vraiment l’intention de le terminer. Le publier, je ne savais pas trop. Car il parlait de choses de ma vie qui auraient pu impacter sur d’autres personnes, même si ça passait sous couvert de fiction… Bref j’ai laissé tomber, et je me suis concentrée sur Marilou, Benjamin et les autres.

Mais ce matin, je me suis dit, pourquoi ne pas le partager finalement, juste le premier chapitre…

Alors le voici 😉

Bisous


Cachée derrière un arbre, dans ce cimetière si grand, je sais que personne ne peut me voir. J’ai toujours aimé ces endroits, respirer ce calme et cette atmosphère si particulière. A chaque fois que j’ai avoué ce penchant pour les cimetières, on m’a traitée de cinglée ou juste regardée de travers. Peu, trop peu de gens ont compris ça, ont admis que je pouvais être tout à fait normale et me balader au milieu des tombes, lire les noms gravés et sourire. Rien de gothique dans mon attitude, très loin de là…. Non, juste un sentiment de quiétude qui me va bien.

Et pourtant, la religion et moi, ça fait au moins deux. Ceux qui ont essayé de me faire entrer ça dans la tête s’y sont tous cassés les dents. Trop d’intolérance alors qu’ils prônaient le respect de chacun. Trop de non-dits, d’hypocrisie….J’ai toujours voulu croire en quelque chose, me sentant trop fragile pour me porter toute seule. J’ai toujours espéré secrètement que les anges existaient, et les fées aussi.

Je les vois, tous, sans les reconnaître vraiment. Un peu de vent souffle et fait se soulever quelques feuilles mortes. C’est le début de l’automne, c’est le jour de ton anniversaire. Hier, j’aurai dû souffler mes bougies, hier nous aurions pu rire encore de cette coïncidence entre nos dates de naissance. Hier j’aurai sûrement reçu un petit message qui aurait compté plus que tous les autres ensemble.

Mes yeux sont collés au cercueil, comme hypnotisés. De là où je suis, je n’entends pas ce que le prêtre dit, et pour tout vous dire, je m’en fous. Je voudrais être ailleurs, je le suis déjà, je ferme les yeux. Je vais me réveiller et me rendre compte que je suis en plein cauchemar. Compter jusqu’à dix et les ouvrir. Je serai dans mon lit, le soleil brillera et j’aurai un message en attente sur mon téléphone… « Désolée pour hier, bon anniversaire, bisous…. ». C’est forcément une erreur, une fausse manipulation du monsieur là haut. Et ces gens qui pleurent devant ce grand trou, ce ne sont pas tes amis, pas ta famille, je me suis trompée….J’ai mal lu le faire-part, le facteur s’est gourré d’adresse, c’est sûr….

J’ouvre les yeux, tout est encore là. Les fleurs, les larmes, le vent…. Quelques personnes se sont éloignées, ne restent que les plus tristes. Et moi, derrière mon arbre, qui ne croit toujours pas à ce qui est en train de se passer…..Joseph…..

Le cercueil est déposé au fond, et voilà c’est fini….Je vais attendre encore un peu et puis me rapprocher, pour voir. Si je dois m’écrouler, je préfère le faire sans témoin, quand il n’y aura plus que les arbres pour me regarder pleurer. Pour me regarder mourir aussi. Car je ne me fais pas d’illusions sur la suite, si c’est vraiment toi dans cette boîte, si tu es vraiment parti, alors je ne pourrai pas vivre encore. Pas dans un monde où tu ne serais plus….

La fatigue me saisit d’un coup, comme si elle voulait rattraper toutes ces dernières nuits sans sommeil, ces nuits ravagées de larmes et de cris étouffés. Assise au milieu des feuilles, adossée à cet arbre qui ne me jugera pas, je me laisse envelopper comme dans un nuage et finit par m’endormir. Je ne sais pas combien de temps je reste là, mais lorsque je me réveille, il n’y a plus personne dans le cimetière. Le trou est recouvert de terre, la pierre est installée et les fleurs envahissent le marbre. S’il faut affronter la vérité, c’est maintenant.

Encore toute engourdie, je me lève et m’avance. Le vent souffle plus fort et emmêle les cheveux sur mon visage. Et puis j’arrive devant la tombe. Ta tombe. C’est la première chose que je vois, ton nom. Et puis en dessous, ta date de naissance, celle d’aujourd’hui. Celle que je n’oubliais jamais, quoiqu’il ait pu se passer. Ce jour était le tien, ce jour n’existera plus.

J’ai besoin de te toucher, de te sentir, j’ai envie de creuser ce trou, et d’ouvrir la boîte. Une dernière fois. Ce n’est pas possible. Je regarde autour, personne. Je bouge un peu les couronnes, m’assois et caresse le marbre. Un sanglot au fond de la gorge m’empêche de respirer. C’est pas grave, on me retrouvera là et je te rejoindrai. Pas grave si mon cœur lâche, au moins je serai tranquille. Tout se brouille devant moi, je pense à mes parents, aux gens qui m’aiment. Je pense à leur chagrin. J’ai lutté toute ma vie pour ne pas les décevoir, pour ne pas les blesser, jamais. Mais là, c’est plus fort que tout.

Le gardien m’a entendue crier, hurler, implorer le ciel de m’emmener aussi. Il s’est approché et m’a trouvée prostrée, les yeux gonflés. Complètement sous le choc. De sa voix douce, il a essayé de me guider loin de ta tombe, Jo, mais je ne pouvais pas, je ne voulais pas te laisser là, tout seul. Nous nous étions promis de ne plus jamais nous séparer…Trop souffert de ces jours sans toi, trop pleuré déjà tes absences.

Je me suis réveillée dans un lit blanc, personne à mon chevet. J’ai rêvé alors, me suis-je dit, ce n’était qu’un mauvais, très mauvais cauchemar….

Vidéo : Mes héroïnes

Coucou!

Il y a beaucoup de personnages principaux dans #Backstage, certains diront beaucoup trop, mais j’ai eu besoin de chacun d’eux dans l’écriture et tous ont apporté quelque chose d’essentiel.

Alors, quand une amie m’a suggéré l’idée de les présenter dans une vidéo, j’ai saisi l’occasion!

Je vous présente donc mes héroïnes dans un premier temps…. La vidéo présentant les personnages masculins arrivera par la suite!

Bisous!